Le Festival Fono n’est plus un pari. À peine trois éditions plus tard, il s’impose déjà comme l’un des rendez-vous musicaux les plus structurants de la rentrée culturelle québécoise. Et la programmation dévoilée pour septembre 2026 vient confirmer une chose : Fono est en train de changer de dimension.
Du 10 au 12 septembre prochain, le campus de l’Université Laval vibrera au rythme d’une quarantaine d’artistes d’ici et d’ailleurs. En tête d’affiche, des noms qui témoignent de cette montée en puissance : GIMS, Alessia Cara, Natasha Bedingfield, Sofi Tukker, Angus & Julia Stone ou encore SOMBR. À leurs côtés, une sélection d’artistes québécois et canadiens, dont Fredz, Ariane Moffatt et Rymz, vient ancrer solidement le festival dans son territoire.



Une expérience
Mais au-delà des noms, c’est la manière dont la programmation est construite qui impressionne. Fono ne propose pas seulement une succession de spectacles : il invite à un véritable parcours. Chaque journée, chaque scène, chaque transition semble pensée pour créer une expérience fluide, presque organique, où le public est amené à circuler naturellement d’un univers à l’autre.
Cette vision prend forme à travers trois espaces distincts. La Vallée Beneva agit comme le cœur du festival, là où se déploient les grands moments et les performances les plus attendues. Le Boisé Coors Light offre une expérience plus rapprochée, propice aux découvertes et aux connexions directes avec les artistes. Quant à la Forêt Électro, entièrement repensée pour 2026, elle devient un véritable espace immersif, animé en continu du début à la fin des soirées, transformant le site en terrain de jeu électronique à ciel ouvert.

En plein campus
Derrière cette évolution, on sent une volonté claire de bâtir quelque chose de plus grand qu’un simple festival. Sous l’impulsion de Nicolas Racine et de l’équipe de BLEUFEU, Fono s’affirme comme une expérience de fin d’été complète, où la musique devient un point de départ plutôt qu’une finalité. Le choix du campus de l’Université Laval n’est d’ailleurs pas anodin : il inscrit le festival dans un lieu vivant, ancré dans la communauté, où se croisent culture, savoir et innovation.
Cette volonté d’aller plus loin se reflète aussi dans les initiatives qui entourent la programmation musicale. Les « shows d’trop », ces performances secrètes accessibles à quelques festivaliers, ajoutent une dimension d’exclusivité et de surprise. Le volet + conférences ouvre quant à lui un espace de réflexion et de dialogue, permettant au festival de devenir aussi un lieu d’échanges d’idées. À cela s’ajoutent des projets de recherche, comme les expérimentations sur le son immersif, qui transforment littéralement le site en laboratoire culturel.
Dans un paysage où les festivals se multiplient et se ressemblent parfois, Fono réussit à tracer sa propre voie. Et c’est probablement là sa plus grande réussite.
Un dernier éclat estival, certes. Mais surtout, un rendez-vous qui confirme que Québec sait encore surprendre et surtout, évoluer.
Pour découvrir la programmation complète et acheter des billets :
https://festivalfono.com/
