Ça se chante, ça se danse!

Première médiatique de Dominic Paquet
Dominic Paquet – Crédit : Steven Grondin

C’est dans une salle Albert-Rousseau bondée que s’est présenté sur scène l’humoriste Dominic Paquet, qui en est à son cinquième one-man-show en carrière.

Dès son entrée sur scène, on comprend rapidement que la soirée ne sera pas ordinaire. Il y a une énergie particulière dans la salle, une attente palpable. Et en quelques minutes à peine, Paquet réussit à installer ce lien unique avec le public, celui qui transforme un spectacle en véritable moment collectif. Un spectacle de 90 minutes qui défile en un claquement de doigts.

Un spectacle… pas si “intelligent” (et c’est parfait ainsi)

Dominic Paquet annonce d’entrée de jeu qu’il présentera un « show intelligent ». Évidemment, c’est tout le contraire et c’est précisément là que réside la force de son spectacle.

Son humour ne cherche pas à être cérébral. Il est instinctif, physique, éclaté. Il joue avec les voix, les mimiques, les ruptures de rythme. Il passe d’un personnage à l’autre avec une fluidité déconcertante, créant une galerie de figures aussi absurdes qu’attachantes.

C’est du grand Dominic Paquet. Et c’est exactement ce qu’on espérait.

Le quotidien revisité… version déjantée

Le spectacle puise dans des situations simples, presque banales, mais les transforme en véritables moments de délire : les menus du Tim Hortons « épouvantables », les restaurants chics où l’on ne comprend rien à ce qu’on mange, le mythique Zellers et son inoubliable restaurant à petit prix, l’origine (très personnelle!) du poulet général tao, les microbes sur les téléphones publics, la rage du volant, son golden doodle et même la discipline du saut à la perche… Tout y passe!

Ce qui pourrait sembler anodin devient, entre ses mains, une mécanique comique redoutable. Il observe, exagère, déconstruit… et surtout, il joue. Et c’est ce jeu constant qui fait toute la différence.

Un running gag qui rassemble

Dominic Paquet revisite à plusieurs reprises « Chanson populaire » de Claude François, figure emblématique de la chanson française, connue pour ses refrains accrocheurs et ses performances hautement énergiques. C’est hilarant! Et à chaque fois, le public embarque.

Visuellement, le spectacle propose un éclairage imposant, mais soulignons qu’il pourrait être minimaliste que l’effet serait le même. Dominic Paquet remplit l’espace à lui seul. Sa gestuelle, ses déplacements, ses expressions… tout participe à créer une expérience complète. Et il nous entraîne avec lui.

Une première partie qui attire l’attention

Belle découverte également en première partie avec Sam Vigneault. Originaire de Plessisville, il arrive avec une présence naturelle, une aisance déjà bien installée et un matériel qui fonctionne.

Son numéro sur le lait de vache, à la fois absurde et étonnamment convaincant, est un moment fort de son passage. On sent un humoriste en construction, mais déjà solide. Et honnêtement, on en aurait pris davantage.

Un moment de pur divertissement

C’était une première expérience (et oui!) pour nous avec Dominic Paquet. Et clairement, ce ne sera pas la dernière. Dans un contexte où l’humour peut parfois chercher à se réinventer à tout prix, ce spectacle rappelle l’essentiel : faire rire, simplement, efficacement, généreusement.

Un spectacle rassembleur, accessible, qui fonctionne avec toutes les générations. Et surtout, un spectacle qui fait du bien.

Pour découvrir les prochaines dates de tournée :
https://dominicpaquet.com/

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