T’es fatigué(e) des « dates » sur Tinder?

Un nouveau roman pour Isabelle Roy

J’ai lu Bonne fille en quelques heures à peine. C’est le genre de roman qu’on ouvre par curiosité et qui a ce don de nous faire passer un bon moment. Sans prétention, sans artifices, Isabelle Roy signe ici une histoire humaine, légère et rafraîchissante qui accompagne agréablement le lecteur jusqu’à la dernière page.

Il faut dire que le sujet est résolument contemporain. À 33 ans, Catherine tente de se remettre d’une rupture qui l’a profondément ébranlée. Pour reprendre le contrôle de sa vie, elle plonge dans l’univers des applications de rencontre et des rendez-vous amoureux. Rapidement, ce qui devait être une simple distraction devient une véritable quête personnelle où se mêlent désir, doutes, espoir et remises en question.

Un regard sur les comportements humains

Isabelle Roy réussit à aborder des thèmes sérieux sans jamais alourdir son récit. On parle ici de solitude, d’estime de soi, de reconstruction après une séparation et de la pression parfois immense que l’on se met lorsqu’il est question d’amour. Pourtant, le ton demeure léger, souvent drôle et toujours accessible.

L’autrice possède également un réel talent pour observer les comportements humains. Les rencontres de Catherine, qu’elles soient touchantes, maladroites ou carrément absurdes, deviennent autant de prétextes pour explorer les différentes façons que nous avons de nous présenter aux autres. Derrière les profils soigneusement construits et les conversations parfois superficielles se cachent souvent des êtres humains qui cherchent exactement la même chose : être compris, être acceptés et trouver leur place.

J’ai aussi apprécié la manière dont le personnage principal évolue au fil du récit. Au-delà des rencontres amoureuses, c’est surtout une histoire de réconciliation avec soi-même. Le véritable enjeu du roman n’est peut-être pas de savoir avec qui Catherine terminera sa route, mais plutôt de comprendre ce qu’elle découvrira sur elle-même en chemin.

Cette réflexion, bien que présente, n’est jamais lourde. Au contraire. Bonne fille possède cette qualité rare de faire sourire tout en amenant le lecteur à réfléchir discrètement à ses propres expériences. Plusieurs scènes rappellent à quel point les relations humaines sont parfois complexes, imparfaites et imprévisibles. Et c’est précisément ce qui les rend si intéressantes.

Pour passer un bon moment

Au final, Bonne fille est exactement le genre de roman que l’on glisse dans son sac avant un week-end au chalet, quelques journées de vacances ou une après-midi passée sur une terrasse. Une lecture sympathique, bien racontée et portée par des personnages attachants.

Et surtout, elle nous rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour recommencer, pour douter, pour tomber amoureux ou simplement pour apprendre à mieux se connaître.

Tout savoir sur le livre.

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