Alexandra Stréliski plonge dans l’univers du cirque

Pour la première fois à Montréal

Leurs univers se croisent depuis longtemps, mais ils ne s’étaient encore jamais véritablement retrouvés ensemble sous les projecteurs. D’un côté, Alexandra Stréliski, pianiste et compositrice dont les mélodies ont su rejoindre un vaste public. De l’autre, le Cirque Le Roux, compagnie française qui a développé une signature singulière en mariant les prouesses acrobatiques aux codes du cinéma, du théâtre et de la danse. Cet automne, leurs trajectoires se rejoindront à Montréal pour une série de représentations qui s’annoncent aussi spectaculaires qu’intimes.

Du 4 au 15 novembre, la Place des Arts présentera une nouvelle mouture d’Entre chiens et louves, spectacle déjà joué plus de 250 fois en Europe. Pour cette occasion, Alexandra Stréliski prendra place sur scène aux côtés des huit artistes circassiens, donnant une nouvelle dimension musicale à une œuvre où le mouvement, la mémoire et les émotions occupent une place centrale.

Une collaboration née sur le Plateau-Mont-Royal

L’histoire de cette rencontre remonte à bien avant les grandes salles de spectacle et les tournées internationales. À l’époque, Alexandra Stréliski et les membres fondateurs du Cirque Le Roux étaient étudiants, voisins sur le Plateau-Mont-Royal et partageaient un quotidien nourri par la création, les rencontres et une certaine insouciance.

« Notre collaboration est aussi ancienne que notre amitié : elle remonte à l’époque où nous étions étudiants et voisins sur le Plateau. On faisait partie d’un groupe d’artistes amis et on menait un peu une vie de bohème! », raconte la pianiste.

Cette proximité s’est progressivement transformée en une véritable relation professionnelle. Alexandra Stréliski a composé la musique de chacune des créations du Cirque Le Roux, tandis que les membres de la compagnie ont imaginé les scénographies de tous ses spectacles. Une forme de dialogue artistique à distance, où chacun contribue à façonner l’univers de l’autre sans nécessairement partager la scène. « Pour Montréal, nous avions envie de pousser notre collaboration plus loin. Performer sur scène est toujours une prise de risque et je trouve ça beau qu’on ose cette vulnérabilité ensemble. »

Cette idée de vulnérabilité prend tout son sens dans une proposition où la précision technique du cirque rencontre la sensibilité d’une musique interprétée en direct. Les artistes ne partageront plus seulement une vision créative, mais aussi les imprévus et l’énergie propres à chaque représentation.

Quand le piano devient un personnage

Pour cette version montréalaise, Alexandra Stréliski sera accompagnée des musiciennes Julia et Natalia Kotarba, formant un duo de cordes, ainsi que du musicien électronique Jimbo Canoville. Ensemble, ils enrichiront la trame sonore du spectacle, qui intégrera aussi bien des compositions originales que des œuvres du répertoire classique.

La pianiste interprétera notamment quatre de ses propres pièces, dont deux tirées de son album Néo-Romance et deux thèmes composés spécialement pour Entre chiens et louves. Elle renouera également avec l’interprétation de musiques qui ne sont pas les siennes, en puisant dans les œuvres de Schubert, Chopin, Beethoven et Nina Simone.

Cette rencontre musicale devrait transformer l’expérience du spectacle. La musique jouée en direct participera pleinement à la narration, donnant une respiration particulière aux tableaux et aux émotions qui les traversent. Le piano, les cordes et les textures électroniques pourront ainsi dialoguer avec les mouvements des corps, les silences et les changements d’atmosphère.

Entre chiens et louves, du 4 au 15 novembre 2026, à la Place des Arts de Montréal.

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